La base

Quand on demande à ce costaud sa discipline de cirque, il répond ‘’matelas’’ avec un sourire aux lèvres. En fait, Philibert Dallaire est porteur. Son rôle ne s’inscrit pas dans l’agilité ou la souplesse, mais bien dans sa force physique pour supporter des voltigeurs et dans sa capacité d’absorption des chocs.

Crédit Photo : Jean-François Papillon

J’ai choisi cette discipline, car elle correspondait à mon profil physique et psychologique.

Physique, puisque par mon passé de joueur de rugby, mes jambes et mon dos étaient déjà forts.

De plus, je n’aie pas eu à passer par-dessus la peur de prendre des coups, puisqu’un impact est moins grand quand on va le chercher plutôt que de le fuir.

Crédit Photo : Jean-François Papillon

J’avais déjà le besoin et l’envie de travailler en équipe, ce qui est intéressant dans ce travail, c’est que chacun en vient à avoir sa place, qui correspond à ses forces et faiblesses.

De là, chacun se retrouve avec ses responsabilités envers soi, mais aussi envers les autres. Ainsi, chacun en dégage une fierté, ce qui est motivant. On en vient à ne plus travailler seulement pour soi, mais aussi pour les autres dans un projet commun.

Un autre des point positifs ayant aidé mon choix de discipline est que la pratique du porteur demande une grande dépense calorique, et pour être capable de fonctionner, je dois manger et dormir beaucoup, ce qui fait mon affaire !
– Philibert Dallaire –